Le manager, coach de son équipe

Ni les entretiens annuels et professionnels, ni les stages ciblés n’y suffisent ! Pour hisser le niveau de compétences de ses troupes, mobiliser les potentiels et responsabiliser, le manager doit endosser le rôle de coach. Un savoir-être au quotidien, qui exige observation, écoute, humilité et énergie. Tout en respectant un principe majeur : apprendre à apprendre.

Les conseils du Coach

Nicolas Dugay, Coach et DG de Booster Academy

1 – CULTIVER UN TALENT D’INTERVIEWER

Tout l’art d’un coach réside dans un questionnement subtil, qui évite deux écueils, l’interrogatoire et la manipulation. Il faut être capable de s’effacer en posant des questions ouvertes (dont la réponse n’est pas forcément « oui » ou « non ») et d’oublier le ton accusateur des « pourquoi tu…? ». Démarrez avec des qui, quoi, comment, où, combien… « Comment aurais-tu pu faire autrement ? ». Optez aussi pour des questions suggestives, rondes, qui accouchent de difficultés : « Je sens une différence dans ton comportement, est-ce que tu ressens la même chose ? » ; « Qu’en penses-tu ? » ; « Serais-tu mieux si ? ».

2 – FAIRE RÉGULIÈREMENT DES ENTRETIENS DE COACHING

Vous avez intérêt à voir en tête à tête, chaque collaborateur six fois par an, voire une fois par mois, pour apprécier où il en est, comment il se sent, saisir de quoi il a besoin, ses attentes et découvrir avec lui – sans préjugé – sur quelle tâche il est en zone de confort ou en zone de défit. Le but est d’aboutir à une évaluation partagée permettant de réajuster à deux les axes et les priorités de développement ainsi que les façons de travailler ensemble. Le salarié peut vouloir que vous soyez davantage en appui sur tel dossier et plus en retrait sur tel autre.

3 – DONNER, AU BON MOMENT, DES FEEDBACKS « SANDWICH »

Le mieux est de demander à chacun comment il préfère recevoir ces retours : à chaud ? à froid ? par oral ? par écrit ? Vous cernerez les conditions optimales pour qu’il entende vos remarques et puisse se livrer, donner son point de vue. Veillez à ce que vos observations soient constructives. Un procédé efficace consiste à insérer, « en sandwich », le point négatif – une analyse trop légère ou un relâchement – entre deux points positifs – un délai respecté, une présentation impeccable.

Cliquez ici pour lire l’article en entier.

Article paru dans « Entreprise & Carrières » le 6 octobre 2015.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *